Le sexe est une monnaie

Posted 26 juil 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec

Monnaie d’échange. Échange de bons procédés. Chèque emploi-service. Prestation sociale pour les handicapés qui ont aussi droit à une vie affective et sexuelle. Paiement en liquide, si on n’est pas raide, à sec. Excitation des bourses. Palper du flouze. Actifs vérolés. Faire un retrait rapide. Chercher les raideurs. Panique sur les bourses ! Faire la fine bouche devant les indicateurs redressés. Donner un coup de fouet à son épargne. Un transfert qui capote, c’est pas de cul…

Faisons sauter la banque !

Love song

Posted 12 juil 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec, Tranche de vit

Dans la série des trucs qui ravivent ou pourrissent la mémoire, la musique est quand même un putain de classique.

Il y a les slows de notre adolescence. A l’heure des boums et des premiers émois hormonés, on cherchait celle qui laissait bien du temps pour profiter de l’autre avec ses mains et pour lui rouler la galoche du siècle. A la fraîche. Ouais, mets November Rain des Guns, elle fait 9 minutes, mec ! C’était d’ailleurs le gros avantage des rockers sur les rappeurs : les vraies bonnes chansons pour pécho. Tout en jouant à fond la carte de la rebellitude. C’est marrant, ça, d’ailleurs, les slows ont disparu.

Il y a des couples qui ont leur chanson fétiche. Celle qu’ils passent à chaque anniversaire de mariage. Ils se sont connus dessus, ou ils ont fait l’ainé dessus, ou ils l’ont écoutée en boucle en partant en vacances. Évidemment, dans le lot, y’a des titres qui ont parfois super mal vieilli. Je me souviens du mariage (tardif) de la mère d’une amie. Le gâteau a déboulé sur la musique de Champs Elysées, et les mariés de fraîche date ont commencé la première danse là-dessus. Bizarrement, et même si ça date de quelques années, je n’arrive toujours pas à me figurer à quoi ressemblait la nuit de noces après cet attentat sonore…

Il y a les chansons qu’on s’échange. Les spéciales dédicaces. Les cassettes audio, les disquettes MIDI (ouais, je sais, ça c’est quand même du lourd), les CDs gravés de compilations dédiées (le fin du fin : faire la jaquette, j’avais même fait tout une série thématique), les clés USB bourrées à craquées, les liens vers des clips Youtube balancés en chat Facebook… Les goûts musicaux sont un excellent moyen d’entrer en contact, ou de faire le tri. Ah ben t’aimes ça ? Non, c’est pas possible pour moi, là… MySpace l’avait bien compris. Spotifuck aussi.

Il y a les playlists que tu prépares pour les moments torrides, pour accompagner les mouvements des corps. Pour faire monter la sauce, ou pour créer un mood. La pornophonie, c’est l’art de la chanson suggestive, côté titre, côté paroles, ou côté son. Je me souviens avoir fait des chats entiers composés uniquement de titres évocateurs avec une pornophone, on faisait de la surenchère pour déclarer notre désir et susciter celui de l’autre, à base de Sex machine et autres All night long.

Y’a les chansons que tu peux plus voir en peinture. Parce que c’est lié à une rupture, à un moment pas très sympa comme tomber sur ta nana avec un autre ou la chanson que tu écoutais quand t’as appris son décès. Ou alors tu la détestes parce que c’est lié à un souvenir particulier heureux (un voyage, une soirée, un CD reçu en cadeau…) mais avec une personne que tu ne peux plus voir. Certaines chansons, comme ça, sont pour nous complètement associées à une personne. J’en ai quelques-unes comme ça en stock. Comme tout le monde. Tomber dessus, ça pique les oreilles et ça fait mal au ventre. Comme une envie de vomir. Comme de la bile qui imprègne tes cellules. Pauvres artistes, s’ils savaient comme parfois on les hait…

Là où c’est chiant, c’est quand la chanson est un super classique qui passe très souvent à la radio ou en boîte. Ça te rappelle à chaque fois des trucs douloureux. Idéalement, à un moment où tu ne t’y attends pas, comme un anniversaire (et même si possible, le tien) ou dans un restau à la Saint-Valentin (va expliquer à l’actuelle que c’est une vieille histoire qui d’un coup te fait tirer la gueule), une fête chez des potes alors que tu en pleine conversation avec ce que tu espères être la conquête du soir, ou en séminaire de boulot avec tes collègues qui croient que t’aimes pas les animations débiles qu’ils ont inventées.

Une chanson a eu pour moi un rôle particulier. C’est pas du tout ma chanson fétiche, même pas une chanson que j’aime bien, mais elle a été omniprésente dans un épisode perso. Un jour, je descends au bistro d’en bas, j’attrape un journal, je m’accoude au zinc, et sans regardé, je dis “Bonjour, tu me fais un expresso bien serré ?“. J’entends un “Bien sûr !” mais… c’est pas la voix du taulier, c’est une voix féminine. Je lève les yeux. Oh putain. Oh putain ! Oh putain, je veux dire, quoi, merde ! Un grand ange blond tient lieu de nouvelle barmaid, et cette sorte de naïade gaulée de la mort me tourne presque le dos. Sacrée chute de reins. Fiou, les jambes. Elle se retourne et me tend mon café en souriant. Oh bordel. Oh Bordel ! Oh bordel, je veux dire, quoi, merde ! Sourire ravageur avec lèvres généreuses, deux trous donnant droit sur l’azur, une gravure de mode.

Elle me fixe bien dans les yeux. Vertige. Nous sommes soudain seuls au monde. Le temps suspend son vol, les secondes durent des heures, je vois chaque pore de son visage. Tout ce qui n’est pas elle est dans le brouillard, même mon voisin de comptoir à qui je mets régulièrement la branlée aux fléchettes. J’ai le palpitant qui s’emballe. Une bouffée de chaleur monte de bas en haut. Quand elle atteint la nuque, j’ai une explosion de bien-être qui commence à sillonner chaque veine. Les usines à dopamine out dû ouvrir une nouvelle ligne de production, là.

Et je sais exactement ce qui se passe. Je l’ai déjà vécu. J’ai un coup de foudre. Et je suis tétanisé. Une seule chose venant de l’extérieur est perceptible. C’est une chanson, car la radio est allumée, mais pas trop fort. Malgré les bruits de verres, les rires, les conversations, les chaises, je n’entends que ça, comme si j’avais un filtre naturel dans les oreilles. Je ne le sais pas encore, mais ce sera un des tubes de l’été.

J’ai rapidement invité la nouvelle barmaid à dîner, elle a accepté, et on a vécu une chouette histoire passionnelle. Mais c’est la chanson qui est intéressante. Elle a joué le rôle de toile de fond. Je ne sais pas comment, mais à chaque fois que j’entrais dans le bar, c’est cette chanson qui passait. Celle-là, et pas une autre. Des fois, y’a des clients qui m’avaient pas vu mais qui connaissaient la jolie idylle qui se mettaient à regarder la porte, s’attendant à me voir arriver. En boîte, on est tombés dessus. En bagnole, elle passait à la radio. C’était complètement obsédant.

La chanson a mal vieilli, elle a un côté complètement ridicule aujourd’hui. Elle, elle s’est mariée. Pour la naissance de la petite, j’ai envoyé un petit quelque chose. Et puis dans l’enveloppe, j’ai glissé un petit truc pas bien épais. Un vieux single.

Des chiffres et des lettres

Posted 03 juil 2011 — by Alexandre Silenus
Category Les coulisses de l'exploit

Vous êtes plus de 37 000 à être venus ici. Et y’en a qui reviennent, parce qu’en tout ça fait plus de 90 000 visites.

Vous passez du temps à lire, d’ailleurs  : un peu plus de trois minutes en moyenne.

Vous avez déposé plus de 500 commentaires. C’est gentil. C’est beaucoup.

Y’a eu des belges qui sont venus en masse depuis 7 sur 7. A l’heure où on parle beaucoup de DSK et d’Anne aux seins clairs, ça fait plaisir.

Y’en a quelques une qui m’envoient pas mal de monde. Les championnes en question, c’est La Peste , Le Monolecte, Lola, et Sarah. Merci les filles !

Là où c’est marrant, c’est que les réseaux sociaux ça marche aussi, et pas qu’un peu. Facebook (y’en a peut-être qui ont vu le joli bouton Fuck en haut à droite) ça fait 2500 visites, et Twitter ça en fait 1500.  De toute façon, les réseaux sociaux commencent à dépasser la pornographie.  Ce qu’on nous dit pas, c’est si on se sert des réseaux comme autre forme de pornographie (image, vidéo) ou comme moyen de pécho en vrai.

Depuis peu, vous arrivez grâce à la lecture de Glamour. Y’a peut-être des petites malines qui auront été lire le petit book et qui auront fait le rapprochement entre deux histoires et le mec à tête de cochon.

Vous cherchez souvent queue du bonheur, plan cul régulier, gros minou (mais sans titi), sucez ceci est mon corps (drôle de slogan quand même, non ?), brouette berrichonne, à vous d’inventer la vie qui va avec, se mordre la lèvre, et même… Fukushima. Ça a dû leur faire drôle, de tomber ici, à ceux-là…

Y’en a qui m’ont envoyé des gentils mails d’encouragements. Ça fait plaisir.

J’ai aussi reçu des merdes. Du spam, bien sûr, pis aussi des boulets qui me proposent des supers programmes de la mort qui tchuent à base d’échange de “liens de qualité”. Merci, les gars, mais j’ai rien à vendre, et vous tout à gagner. Alors les programmes win-win, vous pouvez vous les tailler et explorer votre Moi profond. Avec un peu de chance ça vous fera du bien.

J’ai envie de refaire un billet un peu futuriste dans le style de celui-là. Parce que la science fiction n’a pas beaucoup exploré la sexualité. Pas assez.

J’ai envie de changer d’avatar, aussi. Je cherche. J’ai trouvé des trucs pas mal, mais je suis pas décidé.

Ici, au départ, j’écris pour moi, mais là ça me dépasse un peu. Complètement, même. Alors je voulais vous dire : merci.

Eros et Thanatos

Posted 22 juin 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec, Tranche de vit

Je dois avoir 9 ans, et y’a un truc gênant qui se passe. Très gênant.

La sensation est très ambiguë, entre douleur et plaisir. Surtout, elle a une origine bizarre. La mort. Plusieurs cauchemars réguliers agitent mes nuits depuis peu. Dans le premier, un étrangleur mal rasé, obèse, qui sent le fenouil et porte un chapeau melon et des favoris (ouais, c’est quand même vachement précis) me poursuit la nuit dans des ruelles de mon quartier et je suis aphone. Je hurle mais aucun son ne sort de ma gorge. Dans le deuxième, je mange un truc qui fait fondre tous mes organes et le bas de mon corps. Et c’est grave beurk. Dans le troisième, je découvre que je vole en me mettant accroupi, mais que je maîtrise que dalle au niveau du pilotage, et je monte, virevolte, et tombe. Scroutch. Avec mes membres qui partent en morceau et la tête du fémur que je vois sortir d’une jambe.

Cette trouille de la mort, au réveil ou avant de dormir, en pleine crise d’angoisse à l’idée d’avoir peur, génère un truc anormal. Le truc qui me sert à pisser durcit, s’allonge un peu, et reste comme ça. Un bout sort, mais pas complètement. J’ai une cicatrice le long du zizi et autour du bout rond en haut, avec un bout de peau bizarrement découpé. Aucun souvenir de ce qui est arrivé là. C’est pas un col en V, c’est pas un col roulé, c’est un col Mao.

Ça tire un peu sur les chairs. C’est chaud. Ça tient debout tout seul.

Pour étouffer l’excroissance, je cale un coussin entre mes cuisses. Ahaaaa… C’est agréable. Ça fait du bien. Je roule un peu pour me mettre sur le côté. Ouh, pas mal. Ça fait du bien. En fait, c’est le frottement qui fait du bien. Le truc, c’est que loin d’étouffer le mandrin, ça renforce la chose ! Bouffées de chaleur dans le ventre et aux joues. Faut arrêter de bouger. Ne pas trop serrer non plus (à cause des vaisseaux sanguins, mais ça je ne le savais pas). Attendre que le sommeil vienne.

Je viens de découvrir l’érection. En tout cas c’est le premier souvenir que j’en ai.

Des années plus tard, tu découvres Freud. Les pulsions, tout ça. Et tu te rappelles ce souvenir. Là, tu te dis : putain, je suis barré. Malade de la tête. Ce qui m’a fait bander, la première fois, c’est la mort. La mienne. Ouahou… Comme un pendu qui banderait une dernière fois. Comme un moment unique, un instant d’éternité.

Par la suite, ça a bien changé.

Tu t’es vue quand…

Posted 07 juin 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec

D’après toi, elles font quoi, ces filles, là ?

Alors ?

Et ben en fait elles éternuent.

Mais j’en vois qui ont triché et qui ont scrollé pour regarder la réponse avant. Bande de saloupiots. Ne niez pas.

Surprenante similitude dans l’expression du visage, non ? Pourtant, même s’il y a parfois des projections liquides et qu’on utilise parfois mouchoirs dans les deux cas, on peut pas dire qu’il y ait beaucoup de rapport entre orgasme et éternuement. Si, y’en a un : c’est un réflexe. Allez, deux : c’est malpoli en public.

Le visage d’une personne qui jouit est fascinant. La crispation des zygomatiques, masséters et d’un tas d’autres muscles moins connus, les yeux qui se ferment, les halètements, les pupilles qui se dilatent, les saccades, les yeux qui roulent dans les orbites sous les paupières, les couinements ou les râles, les paupières qui se crispent, le rouge qui monte aux joues, les sourcils qui se froncent, les lèvres mordues

Même sans le son, un visage qui se contorsionne de plaisir a quelque chose d’hypnotique. C’est même un peu effrayant parce que les traits se déforment et qu’on pourrait avoir du mal à reconnaître un ami, même un proche. D’ailleurs fais l’exercice en imaginant la tronche des mecs et des nanas de ton entourage en plein orgasme. Genre ta boss, ton concierge, la caissière, ton voisin, ta sœur… Perturbant, non ?

Mais c’est quand même un instant sublime. L’orgasme est un spectacle tectonique, avec ses tremblements et ses éruptions chaotiques. Parce que c’est irrépressible, parce que c’est un abandon de soi, mais aussi un laisser-faire, une perte de contrôle.

Cette fascination pour l’orgasme a même son site spécialisé dans les “facettes de la petite mort“, qui immortalise la montée crescendo et le paroxysme. Il y a eu les 4 films muets d’Andy Warhol. Il y a aussi le travail de Will Santillo.

Être spectateur de la jouissance et de la plénitude. Être co-acteur et partager, donner et recevoir.

Le plaisir de l’orgasme a plusieurs facettes.

(Cette illustration est une création de Lola)

Au moins une

Posted 06 juin 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec, Tranche de vit

Bon, alors… voyons voir. La grande blonde, là ? Pas mal, dans son genre MILF. Beaucoup de monde est monté à la dernière station, j’ai pas vu toutes les touristes de la porte du fond mais je crois qu’il y en avait une pas mal du tout, malgré ses fringues pourraves. De toute façon, gaulée comme elle est, je dirai que tout lui va. Merde, je vois pas bien mais la petite brune de dos a l’air super prometteuse. Belles épaules. Y’avait aussi celle avec ses cheveux hyper longs qui s’est assise sur un strapontin. Jolies gambettes. Et putain, le gros boulet taillé comme un rugbyman se colle à la barre rien que pour me faire chier, il me bloque la vue maintenant… Bon, alors, au choix, je dirai…

- Eh, mec, tu penses à quoi, là ? T’as l’air ailleurs.

- Tu vas te foutre de ma gueule si je te le dis.

- Nan, allez, balance, quoi.

- Alors voilà, c’est un p’tit jeu à la con. Dans une rame, je regarde les nanas. Et je me demande : si tu devais coucher avec l’une d’elles, comme ça, sans raison, tu choisirais laquelle. Genre on est enlevés par des terroristes venant de la Terre creuse et on est enfermés dans un village troglodyte. Genre des extraterrestres nous téléportent dans une dimension parallèle pour nous observer et nous étudier. Je sais, c’est bizarre comme idée. Et en plus, là, j’hésite.

- Ah, ouais, le jeu du qui est baisable ?

- Euh… ah bon, ça porte ce nom-là ?

- Oh j’en sais rien, mais c’est courant, en fait, c’est pas bizarre.

- Tu déconnes ? Toi aussi tu joues à ça ? Marrant.

- Ah mais on n’est pas les seuls ! J’en connais au moins trois ou quatre qui font ça aussi.

- C’est quand même un peu salaud, non ? Je veux dire, c’est pas un peu comme choisir une victime dans un cheptel ?

- Oh c’est pas non plus un truc de psychopathe. Je ne connais aucun joueur qui les aborde. Ça doit être juste un reste d’instinct de chasseur. Et puis, réfléchis : c’est moins pire que de mettre des notes. Là on en choisit juste une, celle qu’on préfère. Et c’est vraiment rare quand y’en a vraiment aucune. Enfin, au heures où y’a du monde, hein, bien sûr.

- Marrant, on a tous plus ou moins choisi la même règle, on dirait. Pourtant on s’en est jamais causé.

- Ah y’a des variantes quand même : j’en connais un qui joue au tiercé. Dans l’ordre, bien sûr. Ce qui est marrant, tu vois, c’est que ça oblige à choisir dans un existant. C’est pas comme définir une meuf idéale, là faut se confronter à Madame tout-le-monde. Du coup, t’as remarqué que côté critères ça rend vachement plus humble ?

- Plus humble, je sais pas. On croise aussi des nanas sublimes. Ou qui ont un putain de charme. En tout cas, ça met vachement plus en valeur les vraies girls next door. Celles qui feraient pas l’affiche d’une marque de mode parce qu’elles rentrent pas dans les critères à la con, mais qui dégagent un truc terrible, même dans un endroit aussi chiant et gris que le métro. La pépite dans les gravats. Quelque part, ça érotise un peu le quotidien triste et terne. Je me demande si les nanas font pareil, elles.

- Bon, c’est super tes considérations philosophiques, mais ça ne me dit pas laquelle tu choisirais, dans tout ça. Alors ?

Besoin urgent

Posted 23 mai 2011 — by Alexandre Silenus
Category Tranche de vit

Il est trois heures du matin.

Ça caille méchamment. On a refait le monde au moins trois fois autour de verres d’alcool, avec des pauses à l’extérieur pour s’encrasser les poumons, au risque de choper une saloperie hivernale. Et puis chacun a commencé à migrer vers d’autres endroits plus calmes.

La tête encore pleine des conversations, et heureuse de ce petit coup de frais pour compenser le batteur qui commence à taper en rythme à l’intérieur, je marche avec prudence à cause de cette foutue Terre qui tourne. Je la sens tourner, elle fait sans doute ça la nuit en loucedé, quand personne ne regarde. Saloperie.

Je tourne au coin d’une rue.

Un type hagard, un peu débraillé, les tifs en pétard et le falzar pas stable sur les hanches, s’approche. Il me fixe. Oui, c’est bien vers moi qu’il va. Putain, j’ai vraiment du pot, moi. Y’a un chieur bourré, il est pour moi. Et comme je ne suis pas frais, je sens que ça va être compliqué. Soit il me cherche des emmerdes, soit il veut juste engager la conversation alors que je n’ai qu’une envie : m’affaler sur mon radeau pendant que la Terre tangue.

Contact.

- Euh  bonsoir…

- Bonsoir. (J’essaie d’avoir l’air vif, mais en fait je dois avoir les yeux exorbités)

- Euh, désolé, mais vous auriez pas, euh…

- Du feu ?

- Non…

- Une clope ?

- Euh, non plus, en fait…

- De la monnaie ? (j’ai envie d’abréger, là, et aussi de faïence accueillante)

- Non, non, c’est pas ça…

- Alors ?

- Alors voilà, je suis à l’hôtel, juste là, et j’ai ramené quelqu’un, et là je suis en galère.

- (Silence poli, mais je m’en fous un peu de tes pérégrinations nocturnes)

- En fait, je cherche des préservatifs, ça presse un peu… Je sais que c’est un peu con, mais je vous ai vu passer. Vous connaissez le quartier ? Vous savez où je pourrai en trouver ?

J’éclate de rire pendant qu’il me dévisage en piquant un méchant fard. Il se passe la main nerveusement dans le cheveux en pétard. En souriant, je fouille une poche, non, merde, pas celle-là. Je tombe sur ce que je cherchais.

- Il y a une pharmacie, mais à cette heure-ci elle est fermée, et il n’y a pas de distributeur devant. Mais vous avez de la chance. Tenez. Je vous souhaite une excellente soirée !

Je lui tends une capote. J’en ai souvent dans la poche. Pas seulement pour moi, pour dépanner. Un copain en soirée qui sent qu’il va conclure et qui n’a pas prévu. Ou là, un passant. Il me regarde, éberlué, un sourire monte jusqu’à ses oreilles. J’ai sauvé sa soirée. Ça a embellit la mienne. Dans son merci, il y a presque une invitation à venir faire les photos. D’une certaine façon, je serai dans leur lit moi aussi. Ça fait plaisir. Un peu comme le pâtissier est partenaire discret des repas de famille, le fournisseur de préservatifs est partenaire des sommiers rebondissants et des acrobaties plus originales.

On se fait très souvent aborder pour de petites choses et pourtant on ne pense pas assez à avoir des préservatifs pour dépanner. Dans les trousses d’urgence, il y a toujours des pansements, de l’aspirine, de l’antiseptique… A quand les capotes ? Ça aussi, ça peut être urgent.

PS : et à propos de distributeurs de capotes difficiles à trouver, il y a aussi une application pour ça. Elle s’appelle… “Besoin urgent”.

Proposition indécente

Posted 20 mai 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec

La Peste a récemment jasé sur la proposition sexuelle. Le hic, c’est qu’elle a choisi la position de la réception. Comment réagir face à la proposition. Alors j’ai proposé de parler de comment faire une proposition indécente ?

C’est cliché, si on regarde ça de manière brute : l’homme propose la femme dispose. Hopopop, je t’arrête tout de suite. On va aussi la tenter switch, échanger (message de service : la balle est dans ton camp).

Bon, on supposera pour les besoins du problème que les deux, le gars et la fille, se connaissent déjà un peu. Entre quelques années et quelques heures.

La course de fond : la travailler au cours, pendant des heures, des jours, des mois, des années. Entretenir le mystère sur ses intentions. Y aller crescendo. Là un regard appuyé. Ici un mot à peine déplacé. Là un contact corporel. Ici une situation ambiguë. Et puis quand finalement tout est prêt, passer au point d’orgue en toute simplicité, en quelques mots. Si elle n’a rien clarifié depuis le début, c’est soit elle est partante, soit qu’elle pense que t’es juste un pote. Tu pourras toujours te prévaloir de l’avoir eu dans le viseur très nettement. Attention à la chute quand même, surtout si tu penses faire un calcul de retour sur investissement.

Le timide maladroit : bredouiller, commencer des phrases ou lancer des sujets et s’arrêter en cours, lui renverser des verres dessus (pas trop non plus, hein, la facture de teinturier qui grimpe  n’est pas très glamour), rougir quand on dit un mot ou une expression à double sens, avoir les mains fébriles, tout ça tout ça. En gros, montrer qu’on en pince, et que l’attirance est physique. C’est marrant jusque vers 16 ans, après elles nous préfèrent plus dégourdis. Mais il peut arriver un moment où on ait cette attitude, même plus tard. Le truc c’est de rapidement changer de casquette. Sinon on attire des mamans par intérim qui prennent soin et montrent le chemin. Adorable mais infantilisant.

Le romantique : le cadre sympathique, ou la promenade sympathique, l’approche tout en douceur, quelques petites attentions pour enrober (pas grand chose, un joli geste, un menu présent), quelques compliments. Oui, elle a pigé, tu en veux à son corps mais elle se laisse faire parce que c’est charmant. Elle peut même te le faire remarquer. Quand on est (déjà) amoureux et un peu délicat, ça vient tout seul. Oui, elle voit les étoiles dans tes yeux et la lunette de l’observatoire qui point un peu plus bas, tu peux revenir sur terre. Si elle dit non, tu peux prendre un air attristé. Ou l’être vraiment. Et tu pourras passer avec grâce dans la case à la con du mec sympa / copain gay : on t’aime bien mais on couche pas avec toi.

Dans le doute, on sait jamais, sur un malentendu : faire un pari, tenter le tout pour le tout, sans trop y croire. Lancer une pique au milieu de la conversation. Et sinon, on coucherait pas ensemble ? Tu sais que t’es super bandante ? Oh, il a fait ça, mais il sait pas si prendre, tu veux qu’on essaye toi et moi ? On tournerait pas un porno, toi et moi ? Brutal, surtout si ça tombe de nulle part. Il vaut mieux quand même garder une solution de repli. L’humour, le rire un peu forcé, la surdité soudaine, une brusque passion pour cette tâche au mur là-bas, ou une fuite éperdue dans la nuit noire pour aller se cacher au fin fond d’une yourte en l’Ouzbékistan, bien souvent.

L’artillerie du gros lourd : regards lascifs, langue langoureuse, œillades dans le balcon et sous la ceinture, sourire enjôleur ultrabrite, faire péter les signes extérieurs de beaufitude façon mac marseillais des 70’s, prendre une pose qui met en valeur son anatomie, et susurrer : alors, toi et moi, on se ferait pas un p’tit câlin ? Évidemment, ça marche uniquement si on a un minimum d’arguments physiques, le gringalet aura du mal à la jouer macho übersexuel. Et puis il faut espérer qu’elle ait de l’humour, très faim, ou qu’elle soit particulièrement conne. Parce que le style Aldo Maccione a un peu passé, quand même.

Avec (un peu) de classe : depuis le début, entretenir une tension sexuelle et un petit malaise. Des silences trop longs, un sourire appuyé, un regard. Surtout garder un peu ses cartes cachées. Adopter l’attitude du chaudron qui bout mais se contient, mais ne pas mettre de mots. Lancer une invitation qui peut être interprétée. Ne pas se vexer si ça ne prend pas. Ça peut ressembler au romantique mais c’est moins cucul, ça peut virer au gros lourd pour une question de code toute bête.

En copain : en gros, y’a pas de mal à se faire du bien. L’argument principal, c’est qu’on se connaît déjà, c’est un prolongement de la sympathique qu’on éprouve déjà. La fameuse amitié garçons-filles en prend un petit coup (elle aussi), donc personne n’y trouvera à redire puisque les filles n’y croient pas. Pour la consoler. Pour se consoler. Pour la déconne. Parce qu’on est bourrés, défoncés, dans un cadre qui va bien, anciens amants (le fameux “tu t’souviens du bon vieux temps“). C’est plus facile de dédramatiser un refus.

Passe devant je te suis : c’est du reverse engeneering. Tu pars du moment où c’est elle qui te fait la proposition, et tu remontes la file des événements successifs qui mènent à la situation où elle croit que l’idée vient d’elle. Là, ça demande des capacités d’analyse et de stratégie très balaises. Et ça foire. Parce qu’en général, les réactions sont jamais celles qu’on avait prévues. Ou y’a un personnage qu’on n’avait pas prévu dans le scénario. Ou ça réclame des moyens hors de portée (en argent, en temps). On peut attendre longtemps que les étoiles soient alignées, et même voir défiler d’autres prétendants.

La proposition qu’on enferme à double tour à l’intérieur : elle est canon, mais on n’osera pas, pour un tas de raison. Trop high level, mec, elle est pas pour toi, elle sait même pas que tu existe, t’as carrément pas le niveau ni les outils. Garde en tête que si tout le monde pense pareil, ça signifie qu’au final elle ne croule pas sous les demandes… Le culot, parfois, ça paie. Ou alors c’est trop risqué, trop compliqué. Elle est déjà prise, et pas qu’un peu (avec un solidement implanté, ou plusieurs qu’elle gère de main de maître). Ou alors c’est ta boss. Ou une cousine (lointaine, mais quand même). Ou ta propriétaire. Ou sa fille a ton âge. Ou t’as déjà couché avec sa fille. Ou sa sœur. Ou sa mère. Ou son frère. En gros c’est tentant mais tu n’y crois pas une seconde. Et c’est vrai que… non, vaut mieux oublier.

Vous en connaissez peut-être d’autres.

Bon, La Peste, on inverse maintenant ?

L’enterrement de la libido

Posted 11 mai 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ras le cul, Tranche de vit

Il y a des rencontres où dès le départ, il se passe un truc magique côté cul. Les corps se parlent et se trouvent tous seuls. Tout s’enflamme, les sens exultent, on baise dans tous les sens et à tout moment, on n’est jamais complètement à sec ni au bout de ses bonnes surprises. Tu bandes à tout va. Elle jouit sans arrêt. C’est le pied. A ce niveau là, c’est plus des problèmes de couple que t’as, c’est des problèmes de voisinage. Et ça, tu le sens dès la première fois. L’alchimie dure, d’ailleurs.

Et puis il y a des rencontres où dès le départ, ça sent le mauvais plan côté cul. Ça patauge, c’est mou, ça manque d’entrain et de passion. C’est pas qu’elle soit insensible, non, tous les signes d’excitation sont là : la peau frémit et se chauffe, les pommettes rougissent, le seins durcissent, la cyprine coule même abondamment. Mais elle s’emmerde. Nettement. Elle garde beaucoup trop les yeux ouverts, et tu te demandes si elle n’est pas en train de faire l’inventaire de sa bibliothèque ou de penser à sa liste de course. Elle bouge, elle change, mais au fond les corps font un dialogue de sourd.

La baise est insipide. Ou plutôt non, elle est affriolante comme un plat réchauffé quand t’as connu les délices d’un grand chef. Ça a du goût, mais c’est pâteux, fadasse et très moyen. Alors toi aussi, tu essayes de réveiller un peu la fougue, de pousser vers une situation plus excitante. Tu essaies des petits trucs que t’as fini par apprendre. Mais rien n’y fait, la sauce ne prend pas, c’est carrément poussif. Et très rapidement, au bout de quelques minutes (à peine, ouais) tu sens que malgré tes signes extérieurs d’excitation, tu vas t’emmerder aussi.

A un moment, y’en a un des deux qui finit par parler de quelque chose qui n’a rien à voir, par exemple demander si ça va (genre : je te réveille ?), si c’est bon (la réponse ne sera pas franche), depuis combien de temps t’as flashé sur moi, attends j’ai pas éteint le gaz, tu te lèves à quelle heure demain, dis tu connais la dernière. Immanquablement, ça fout tout par terre et l’ambiance est morte. Finie la fière raideur et la chatte mouillée, autant embrayer sur un plateau télé bien chiant et triste comme un vieux couple qui vit en colocataires. Un câlin, ça mange pas de pain quand même.

Le pire ? T’es pas frustré. En fait, tu t’en fous un peu.

Ce plan foireux là, tu le sens dès la première fois. Tu sais d’avance que jamais ça ne marchera côté pieu. Oh elle est jolie, sympa, marrante, elle propose des trucs coquins, cochons, osés, répond à tes avances. Et toi aussi. Tu fais des efforts, tu cherches des situations qui l’excitent, de la tendresse, des trucs inédits, des gadgets, du piment quoi. Tu penses même à chercher des invités des fois que ça finisse par débloquer la serrure de la boîte à plaisir. Mais au fond, tu sens bien que jamais ça ne dépassera le stade du sport rigolo et sympa, mais pas jouissif. Le mélange foiré durera, lui aussi.

Tu as beau réfléchir, demander ce qui lui ferait plaisir, culpabiliser, en parler, consulter des sites, imaginer, ça ne prendra jamais côté cul. A toi de voir ce que tu décides : continuer ou non ? La chair est faible, mais la tête aussi parfois.

Pourtant, avec cette personne, autant enterrer ta libido définitivement.

Installer le cortex et toutes les autres zones érogènes dans une boîte hermétique en matière noble, mettre en terre et trouver un épitaphe qui va bien : “Ici reposent mes orgasmes et mes passions enflammées (date de début de la relation – date de la fin de la relation)”. Pas de cérémonie, un homme d’église serait de toute façon contre-indiqué (sauf histoire particulière personnelle). Pas de musique non plus.

Pour le cortège funèbre, prévoir de faire défiler toutes celles qui ont contribué à t’épanouir sexuellement. Elles pourront déposer des couronnes : “A langue gourmande, un clitoris reconnaissant”, “Doigts magiques, le syndicat des tétons qui pointent ne t’oubliera pas et demeure fier d’avoir eu les deux petits jumeaux à ses côtés, camarade”, “A mon gland taquin regretté”, “Souvenirs de feux d’artifesse mémorables, regrets”, “Aux innocentes les couilles pleines” et autre “Je t’ai dans la peau, un épiderme comblé”.

Amen.

Jusqu’à ce que la résurrection annonce une nouvelle ère radieuse.

C’est gentil, mais en fait non, ça va pas le faire

Posted 02 mai 2011 — by Alexandre Silenus
Category Ouais, mec, Ras le cul, Tranche de vit

On a tous connu ça.

Des sollicitations assez directes. Des dragues honteusement rentre-dedans. Des suggestions. Des tentatives d’approche même pas dissimulées. Et vas-y que je me penche, que je cherche le contact physique, que je te jette mon regard en biais qui d’habitude le fait trop bien, que je colle des allusions graveleuses, que je fais des propositions avec l’air de faire passer ça pour de la blague. Et parfois, tu as aussi des potes qui t’annoncent que t’as tapé dans l’œil de la p’tite nouvelle, de la voisine, d’une nana à trois mètres de toi en terrasse, d’une copine que tu connais depuis hyper longtemps déjà, d’une ex, de la cousine du pote.

Et toi, ben… tu t’en fous.

C’est vrai, tu rayonnes. Tu dois irradier, même. C’est pas le réacteur 4 mais au moins la banlieue de Fukushima. T’es plutôt bien. Non, en fait t’es très bien. T’as déjà quelqu’un. D’ailleurs c’est statistique. C’est quand t’es déjà pris que tu plais le plus. Parce que quand t’es solo et que tu voudrais, c’est le néant. Cherche pas, c’est comme ça. Ça doit être une loi de Murphy. Dans les périodes de désert affectif et sexuel, elles doivent le sentir, que t’es à l’affût. Ça doit puer la testostérone du chasseur à des kilomètres. Tu dois avoir la bave aux lèvres et l’entrejambe vaguement ouvert pour indiquer que le chargeur est dispo pour l’iPhone. T’as même sûrement un truc vitreux dans le regard qui reflète les catégories Youporn.

Ça doit être un instinct qu’on a gardé de l’époque des cavernes. Les humains en général, je veux dire. Les bons partis sont déjà pris, c’est comme ça. Les loosers, les morts de faim, ça se repère à des kilomètres et ça donne pas envie. Forcément, si c’est des loosers, c’est qu’il y a un problème ! Logique.

Tu ne le fais pas exprès, en plus, d’attirer. Tu as quelqu’un dans ta tête, ou dans ta vie, ou dans ton lit, et tu es bien. Là, tu transpires… le bonheur, la luxure, l’équilibre. Bien sûr, tu la joues cool, tu restes sympa. Mais t’es juste pas intéressé.

Alors ça reste un peu du non-dit. Il y a les messages que t’envoies, et ceux que tu ne sais pas que tu envoies. Tu te marres à ses vannes, tu lui souris en retour, tu la relances dans ses propositions en faisant de la surenchère. Parce que t’es sympa, c’est tout. Elle, du coup, elle y croit. Elle sent que tu réponds à son petit manège. Elle te prend pour un timide, alors elle se dit que c’est à elle de continuer le boulot. Mais en fait, tu t’en fous.

Tu t’en rends pas compte, mais tu joues. Sans le faire exprès.

Et puis ça ne se fait pas de rembarrer violemment quelqu’un qui te drague gentiment. Ça fait plaisir de recevoir… de l’intérêt. Du désir. Évidemment, si c’est une Ugly Betty, une barrée genre Marla Singer, un scorpion venimeux insupportable ou simplement une jolie conne sans cervelle, là faut parfois savoir lâcher les molosses et lui rentrer dans le lard. C’est pas agréable mais parfois y’a pas d’autre moyen pour éloigner la sangsue.

Un jour, j’ai eu droit au bibelot : la jolie conne. Tu la poses là, elle est là. Tu la poses ailleurs, elle est ailleurs. Pas d’avis, sauf sur les trucs futiles. Super bien foutue, plutôt côté image que son parce qu’elle avait une voix horrible et un ton prétentieux, qui “parle anglais couramment mais juste un petit peu” (elle voulait dire que c’était une pipelette qui était nulle en anglais), bonne famille et bien élevée, assez sûre de sa beauté. La basher en soirée entre camarades de fac, juste devant les bouteilles d’alcool et quand la musique se baisse parce que c’est la fin de la chanson, c’est jouissif. Et dans ta tête, tu cries un triomphal “dégage !” avec ce petit geste de l’avant-bras comme pour ouvrir un tiroir qui signifie achievement unlocked. C’est salaud, je sais. Mais ça fait du bien.

Le truc, c’est que la plupart du temps c’est vraiment des personnes qui t’auraient sans doute plu… dans d’autres circonstances. Mais là, tu t’en balances. Complètement.

Parce que quelqu’un occupe ta tête. C’est elle que tu veux. C’est elle qui te plaît. Les autres sont transparentes. Elles peuvent être ce qu’elles veulent, faire ce qu’elles veulent, toi, tu apprécies parce que c’est kiffant pour l’égo et que sur le fond c’est gentil, mais en fait non, ça va pas le faire.